Mozart — Ouvertures des Noces de Figaro (K. 492) et de La Flûte enchantée (K. 620)
Destinataires : Tout l’orchestre
Vibrato
Le vibrato est un ornement, pas un état : Leopold Mozart (1756) se moque de ceux qui tremblent sur chaque note « comme s’ils avaient une fièvre continuelle ».
Réservé aux tenues expressives ; nul dans les traits, les croches répétées et les unissons.
Quand il est employé : étroit, plutôt rapide, décidé, et il peut commencer après le début de la note.
Fins de phrase
La règle est fort–faible : la dernière note d’un groupe est plus légère que la première.
Une appoggiature appuie, sa résolution s’allège.
La dernière note sous une liaison est plus courte et plus douce.
Une note suivie d’un silence se raccourcit avec élégance ; elle ne s’étouffe pas.
Articulation
Les croches sans signe se jouent détachées, à la corde (non legato), ni liées ni sautillées.
Point = détaché ; trait = plus court et plus marqué.
Les liaisons sont des phrasés : léger appui sur la première note, allègement vers la dernière.
Les doubles croches rapides restent articulées quelle que soit la nuance : le ff vient de la vitesse de l’archet ou de l’air, pas de la pression.
Nuances
Les contrastes sont subito et par paliers : il n’y a pas de transition entre f et p quand elle n’est pas écrite.
fp = attaque forte immédiatement suivie du piano. sf = accent relatif à la nuance en cours.
Les crescendos ne se jouent que là où ils sont écrits. Dans Figaro, le seul est aux mes. 244–249, syllabé sur six mesures.
Le pp est une couleur et une présence, pas une absence de son.
Tempo et pulsation
Figaro se compte à deux (Presto, ¢) : la limite du tempo est la clarté des croches.
La Flûte : l’Allegro ne doit pas accélérer à chaque entrée du fugato.
Le tempo est donné par la respiration de Nina, jamais par la première note de celui qui commence.
Justesse
La quinte s’installe ; la tierce majeure se place dessous ; la tierce mineure légèrement dessus.